Ferblanterie · Blonay et Riviera
Ferblanterie et chéneaux à Blonay
Chéneaux, descentes, solins de cheminée, noues et habillages de rive : tout ce qui conduit l’eau et protège les jonctions de votre toit. En Suisse romande, ce métier s’appelle la ferblanterie, et c’est de là que viennent la plupart des infiltrations.
- Zinc-titane, cuivre, alu laqué ou inox
- Chéneaux suspendus et encaissés
- Solins, noues, rives et bavettes
- Reprise ou remplacement complet

Ferblanterie, et non zinguerie : un métier à part entière
En Suisse, l’artisan qui met en forme et pose la tôle sur un bâtiment est un ferblantier. Le terme recouvre l’ensemble du travail métallique de la toiture et de la façade : chéneaux, descentes, solins, noues, bavettes de lucarne, habillages de rive, couvertines et raccords autour des traversées. C’est un métier de façonnage, où la pièce est souvent pliée et soudée sur mesure pour épouser une géométrie qui n’existe nulle part ailleurs.
On sous-estime largement son importance. Une couverture bien posée mais raccordée à une ferblanterie approximative fuira ; une couverture moyenne servie par une ferblanterie irréprochable tiendra des années. La raison est simple : la tuile ou l’ardoise gère les surfaces courantes, où l’eau ne fait que glisser. Le métal gère les points de concentration, là où l’eau se rassemble, change de direction ou rencontre un obstacle. Ce sont précisément les endroits où elle cherche à entrer.
Sur les toitures que nous diagnostiquons dans la région, la grande majorité des infiltrations remonte à un élément de ferblanterie : un solin de cheminée fissuré, une noue sous-dimensionnée, un chéneau qui a perdu sa pente, une descente obstruée depuis des années. Presque jamais à une tuile isolée. C’est pourquoi nous commençons toujours notre inspection par le métal.

Les chéneaux
Un chéneau, ce n’est pas juste un tube accroché au bord du toit
Le chéneau recueille l’eau de toute la surface du pan et la conduit vers les descentes. Son dimensionnement dépend de la surface collectée et de l’intensité des pluies locales. Sur la Riviera, où les orages d’été déversent beaucoup d’eau en peu de temps, un chéneau sous-dimensionné déborde plusieurs fois par année. L’eau tombe alors au pied de la façade, sature le terrain et finit par remonter dans les murs.
La pente est l’autre paramètre critique. Trop faible, l’eau stagne, les dépôts s’accumulent et le gel déforme la tôle. Trop forte, l’eau prend de la vitesse et saute par-dessus le bord dans les virages. Un chéneau bien posé se juge à quelques millimètres par mètre, et cette pente doit être revérifiée après chaque hiver un peu rude : le poids de la neige ou un glissement brutal suffisent à la modifier.
Le chéneau encaissé, intégré dans l’épaisseur de la toiture plutôt que suspendu à son bord, est fréquent sur les bâtiments anciens et les constructions contemporaines qui veulent une ligne épurée. Il est plus discret, mais aussi moins pardonnant : une fuite ne se voit pas de l’extérieur et se manifeste directement à l’intérieur du bâtiment. Il demande donc une exécution irréprochable et un contrôle régulier.
- Dimensionnement calculé selon la surface collectée
- Pente vérifiée au niveau sur toute la longueur
- Dilatation prise en compte sur les grandes longueurs
- Crochets et fixations adaptés à la charge de neige
Choisir son métal : ce que chaque matière apporte vraiment
Le choix du métal engage pour plusieurs décennies. Il dépend du bâtiment, du budget, des prescriptions communales et parfois de la compatibilité avec les métaux déjà présents. Voici ce que nous posons et dans quels cas.
Le zinc-titane
C’est la référence sur la Riviera et dans une grande partie de la Suisse romande. Sobre, durable, il développe une patine gris clair qui s’accorde aussi bien aux tuiles rouges qu’aux façades crépies. Il se façonne bien, se soude proprement et son coût reste raisonnable. Son seul vrai point de vigilance concerne les eaux très acides ruisselant depuis certains bois ou mousses, qui peuvent l’attaquer localement : on traite cela par un dimensionnement et une ventilation corrects, pas par un changement de matériau.
Le cuivre
Plus coûteux à la pose, le cuivre offre en échange une longévité exceptionnelle et une patine verte qui devient un élément esthétique à part entière. Il convient particulièrement aux bâtiments anciens, aux fermes rénovées et aux constructions où l’on cherche un matériau qui vieillit noblement. Attention en revanche aux associations : le ruissellement du cuivre sur du zinc ou de l’acier galvanisé provoque une corrosion galvanique rapide. Si votre toiture comporte déjà du zinc, nous en tenons compte.
L’aluminium laqué
Son avantage principal est le choix de teinte. Quand un règlement communal impose une couleur précise, ou quand vous souhaitez que les chéneaux disparaîssent visuellement dans la façade, l’alu laqué répond au besoin. Il est léger, ne rouille pas et se pose vite. Il se façonne moins finement que le zinc et supporte mal les chocs, ce qui le rend moins adapté aux zones exposées à la chute de neige lourde ou de branches.
L’acier inoxydable et l’acier galvanisé
L’inox trouve sa place sur les ouvrages très exposés ou là où une résistance mécanique importante est nécessaire. L’acier galvanisé, moins cher, reste employé sur des bâtiments utilitaires. Sur une villa, nous le déconseillons généralement : sa durée de vie reste inférieure à celle du zinc-titane pour une économie initiale modeste, et les reprises de corrosion finissent par coûter davantage.
Interventions
Reprise ponctuelle ou remplacement complet : comment nous tranchons
Nous ne remplaçons pas une ferblanterie qui peut encore servir. Voici la logique que nous suivons devant un chéneau qui pose problème.
L’inspection complète
Nous parcourons l’intégralité du linéaire, contrôlons la pente au niveau, ouvrons les descentes et cherchons les points de stagnation. Les soudures et les jonctions de dilatation reçoivent une attention particulière.
Le test à l’eau
Un chéneau se juge en fonctionnement. Nous le remplissons pour voir où l’eau part, où elle stagne et où elle sort. C’est souvent à ce moment que le vrai problème apparaît, ailleurs que là où la tache se voit.
La décision
Si la tôle est saine et que seule la pente ou une soudure est en cause, nous reprenons. Si le métal est percé par la corrosion sur plusieurs points, remplacer le linéaire complet coûte moins cher que d’y revenir chaque année.
La pose et le contrôle
Façonnage sur mesure, pose avec les jeux de dilatation nécessaires, raccordement propre à la couverture et aux descentes, puis nouveau test à l’eau devant vous avant de démonter l’échafaudage.
Le point le plus souvent négligé : les descentes. Un chéneau neuf raccordé à une descente obstruée ou sous-dimensionnée ne règle rien. Nous vérifions systématiquement l’écoulement jusqu’au raccordement en pied de façade, et nous signalons quand le problème se situe en réalité dans la canalisation enterrée, même si cela sort de notre périmètre d’intervention.
Points singuliers
Solins, noues et rives : là où l’eau cherche à entrer
Le solin assure la jonction entre la couverture et un élément vertical : cheminée, mur pignon, souche de ventilation. C’est un point de faiblesse structurel, parce que deux matériaux qui ne bougent pas de la même façon doivent y rester étanches pendant des décennies. Les solins refaits au mastic ou au silicone tiennent deux ou trois ans, puis se fissurent. Un solin correct est une pièce métallique engravée dans la maçonnerie ou protégée par une bavette, pas un joint souple.
La noue est le creux formé par la rencontre de deux pans. Toute l’eau des deux surfaces y converge, ce qui en fait le linéaire le plus sollicité de la toiture. Elle doit être large, correctement relevée sur ses bords et parfaitement lisse pour éviter les accumulations de feuilles et d’aiguilles. Sur les maisons entourées d’arbres, fréquentes sur les hauts de Blonay et à Chardonne, une noue trop étroite se bouche chaque automne et provoque un débordement sous les tuiles.
Les rives et les habillages de débord terminent la toiture sur ses côtés. Leur rôle est autant esthétique que technique : ils empêchent le vent de s’engouffrer sous la couverture et protègent la tête des chevrons. Une rive mal fermée sur une maison exposée au vent du lac laisse passer la pluie battante et, l’hiver, la neige poudreuse qui vient fondre directement sur l’isolant.
- Solins engravés ou à bavette, jamais au mastic seul
- Noues largement dimensionnées et parfaitement lisses
- Rives fermées contre le vent et la neige poudreuse
- Bavettes de lucarne et raccords de fenêtre de toit

Entretenir sa ferblanterie plutôt que de la remplacer trop tôt
Deux passages par an, pas un de plus
Le bon rythme d’entretien pour une maison de la région, c’est un nettoyage à la fin de l’automne, une fois les feuilles tombées, et un contrôle au sortir de l’hiver pour vérifier que la neige n’a rien déplacé. Pour une maison entourée de résineux, un passage supplémentaire en juin peut se justifier, les aiguilles tombant toute l’année. Au-delà, on paie un service qui n’apporte rien.
Ce qu’on regarde vraiment pendant un entretien
Vider un chéneau ne suffit pas. Un contrôle utile vérifie la pente, l’état des soudures, la tenue des crochets, l’écoulement réel des descentes et l’état des solins. Nous en profitons pour repérer les tuiles déplacées et les débuts de corrosion. Vous recevez un compte rendu avec photos : c’est ce qui vous permet de planifier une dépense au lieu de la subir.
Les grilles et crépines : utiles, mais pas magiques
Les protections de chéneau réduisent la fréquence des bouchons sans supprimer l’entretien. Mal choisies, elles créent même un nouveau problème : les aiguilles de sapin passent au travers des mailles larges et forment un tapis sous la grille, plus difficile à retirer qu’un tas de feuilles. Nous en posons quand la configuration s’y prête, en le disant franchement quand ce n’est pas le cas.
Reprendre la ferblanterie pendant une réfection
Si une réfection de couverture est envisagée à moyen terme, il est souvent judicieux de faire coïncider les deux. L’échafaudage est monté une seule fois, les raccords entre couverture neuve et tôle neuve sont traités ensemble, et il n’existe aucune zone grise de responsabilité. Nous vous le signalons quand nous voyons que la couverture arrive en fin de vie.
Riviera & Haut-Lac
Ferblanterie et chéneaux dans toute la région
Nous façonnons et posons la ferblanterie depuis Blonay vers l’ensemble de la Riviera et du Haut-Lac.
Nos autres prestations :
Questions fréquentes
Ferblanterie : vos questions
Ce sont deux traditions professionnelles distinctes. En Suisse romande, le métier du travail de la tôle sur le bâtiment s’appelle la ferblanterie et l’artisan est un ferblantier, avec une formation et des titres propres, notamment le CFC et la maîtrise fédérale. Le terme zinguerie appartient au vocabulaire français. Concrètement, le travail recouvre les mêmes ouvrages : chéneaux, descentes, solins, noues et habillages.
Pas nécessairement. Trois causes reviennent le plus souvent, et une seule impose le remplacement. Il peut s’agir d’un bouchon dans la descente, qui se règle par un simple débouchage ; d’une perte de pente due à un crochet déformé, qui se corrige ; ou d’un sous-dimensionnement d’origine, qui impose alors un linéaire plus large. Le test à l’eau permet de trancher en une visite.
C’est à éviter absolument dans un sens précis : l’eau qui ruisselle sur du cuivre puis atteint du zinc ou de l’acier galvanisé provoque une corrosion galvanique qui perce le second métal en quelques années. L’inverse ne pose pas de problème. Si votre toiture comporte déjà l’un des deux métaux, nous en tenons compte dans notre proposition plutôt que de vous vendre le plus cher.
Deux fois par an convient à la plupart des maisons de la région : à la fin de l’automne une fois les feuilles tombées, et au sortir de l’hiver. Sous des résineux, un troisième passage en été se justifie car les aiguilles tombent toute l’année. Un chéneau négligé pendant plusieurs années finit par retenir un humus qui garde l’humidité en permanence et attaque le métal par l’intérieur.
Ils s’y rattachent directement, parce qu’ils se fixent à la structure de la couverture et protègent notamment les chéneaux. Sans arrêts-neige sur une toiture pentue, une plaque de neige qui glisse arrache le chéneau au passage, en plus du danger pour les personnes et les véhicules en contrebas. Nous les chiffrons systématiquement lorsque la pente et l’exposition le justifient, ce qui est fréquent sur les hauts de la commune.
Oui, y compris pour une intervention courte. Une soudure à reprendre ou un crochet à remettre à niveau se traite en une demi-journée. Nous n’exigeons pas de chantier minimum pour nous déplacer sur la Riviera. En cas de fuite active pendant un épisode pluvieux, nous intervenons en urgence pour stopper l’entrée d’eau, puis nous revenons faire le travail définitif dans de bonnes conditions.
Devis gratuit
Un chéneau qui déborde ou une tache au plafond ?
Décrivez-nous ce que vous observez et à quel moment cela se produit. Nous montons, testons à l’eau et vous disons précisément d’où vient le problème. Le diagnostic et le devis sont sans frais.
- Téléphone+41 00 00 00 00
- Courrielcontact@couvreurblonay.ch
- Disponibilité24h/24 et 7j/7 pour les urgences de toiture
